L'anti Gaspi ou comment sauver les invendus des commerces

L'anti Gaspi ou comment sauver les invendus des commerces

L’association envie de Pau, un précurseur de l’économie circulaire

C’est en 2011 qu’ENVIE PAU voit le jour. Petite structure de 5 salariés, située à Lescar, elle construit peu à peu sa réputation. Durant sa première année d’activité,  pas moins de 180 tonnes de déchets sont collectées et traitées, permettant à l’association de rénover 743 machines. Depuis, Envie croit en un modèle économique où le profit n’est pas la finalité du développement.

Parallèlement à l’insertion professionnelle, le réseau est précurseur d’une économie circulaire. C’est pourquoi nous avons décidé de partager nos compétences dans le cadre d’un projet commun “anti-gaspi”, de la collecte à la transformation de fruits et légumes invendus de la grande distribution, par nos soins, dans notre atelier.

Comment réduire les impacts environnementaux et comment limiter le gaspillage ? 

L'économie circulaire propose de repenser nos modes de production et de consommation afin d'optimiser l'utilisation des ressources naturelles et ainsi limiter les déchets générés.

La notion d’économie circulaire est formalisée depuis 2015 dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, au sein du titre IV : "Lutter contre le gaspillage et promouvoir l'économie circulaire : de la conception des produits à leur recyclage"

Chaque année, en France, près de 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées, soit l'équivalent de 150 kg par habitant. La grande distribution génère à  elle seule 14 % du gaspillage alimentaire. Le ministère de la Transition Ecologique et Solidaire a d’ailleurs lancé dès 2017 la mise en place d’outils opérationnels pour tendre vers un modèle fondé sur le cycle de vie des produits en tant que ressources. 

Les acteurs de la grande distribution sont donc de plus en plus réceptifs à des actions concrètes, augmentant ainsi leur taux d’actions “anti-gaspi”. Le don à des associations permet d’éviter la destruction pur et simple des marchandises.

Une seconde vie aux fruits et légumes invendus des grandes surfaces

9% des fruits et 10% des légumes disponibles sont gaspillés.

Produits trop mûrs, présentant des défauts, mal calibrés... Les risques de gaspillage sont nombreux, et les solutions sont encore à l’étude tous azimuts.

Notre solution est la suivante : transformer la matière première et valoriser économiquement les invendus en circuit court. Cela permet de proposer toute l’année des produits très saisonniers, et d’offrir un prolongement de la durée de consommation des fruits et légumes. Nous valorisons les produits invendus tout en sensibilisant le grand public à l’environnement et au gaspillage alimentaire.

La transformation suit de nombreuses règles, en particulier sur l’hygiène, les locaux et le matériel : de tels investissement permettent pourtant de limiter directement le gaspillage.

En France, plus de 80% de l’alimentation est consommée sous forme plus ou moins transformée, les modes de vie modernes empêchant la plupart d’entre nous de prendre le temps de consommer des produits bruts, au profit de produits prêts à l’emploi et/ou de longue conservation.









Posted on 29/07/2019 Home, TÉMOIGNAGES, DÉCOUVERTES, À LA UNE 0 221

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